Le téléphone sonne…?

S’il y a une chose bien difficile lorsque l’on cherche un travail, c’est d’attendre indéfiniment que le téléphone sonne.
Le CV est prêt, la lettre de motivation finalisé, une annonce intéressante dans laquelle on a mis tous ses espoirs pour un poste où se voit déjà faire un super boulot. Pourtant, 24h plus tard, le téléphone n’a toujours pas sonné. 24h, c’est pas grand chose, on a encore le temps d’être contacté, on en est sur, on a fait très attention au message de l’offre, on a choisi précisément des mots clés dans sa l’état de motivation pour attirer le recruteur, il devrait appeler bientôt.
48h, toujours pas de nouvelles, on sursaute chaque fois que son téléphone vibre ou on se remplit d’espoir chaque fois qu’on vérifie sur son poste de travail si l’on a pas eu d’appel en absence. Mais rien, toujours rien, alors que l’annonce continue de paraître dans vos alertes, sachant que la concurrence sera d’autant plus rude.
72h, c’est peine perdue, vous savez pertinemment que l’appel pour un entretien se fait dans les 48h alors le découragement s’abat sur vous mais vous tentez de ne pas vous démoraliser, de rester concentré sur vos tâches et ne pas vous dire que vous êtes totalement incompétent et que oui, vous allez y arriver mais qu’il faudra être patient.
96h, vous avez baissé les bas entre la 80ème et la 90ème heure, il faut l’avouer et vous vous rendez compte que chercher un travail est un combat mental de chaque instant pour ne pas tout laisser tomber. Il en va de votre bonheur futur, de quand vous serez libéré de votre situation actuelle et ça, ça n’a pas de prix ! Alors, vous décidez qu’il est temps de vous prendre en main. Comme c’est à la mode, vous fixez des plans d’actions : refonte du CV, lettre de motivation, profils, candidature spontanée, etc. Personnellement, il m’arrive même d’avoir envie d’interpeller les voyageurs de mon train du lundi matin, les costards-cravates et leur présenter mon CV ! Bien sûr, je me contente de méthodes plus traditionnelles, venant de formations qui aiment le classique, et je me concentre sur des plans actions plus communs.
120h, on se fait à sa situation actuelle, on se dit que finalement, on a un travail correct et on prépare une contre-attaque pour le rendre mieux. Bien sûr, on continue de se battre pour trouver ce qu’on voudrait de mieux mais on se rappelle aussi qu’il convient de se contenter de ce que l’on a.
Le week-end approche, pendant 48h, on va tenter d’oublier le reste de sa vie, tout en gardant un œil sur le fameux plan d’évasion qui nous rendra heureux !
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