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Les deux ans de co-CHAT-bitation

Il y a deux ans, je vous présentais Abou, un adorable chaton offert par mon chéri pour mon anniversaire.

adopter un chaton

C’était la première fois pour moi que je vivais avec un animal, alors, bien que j’en avais rêvé pendant des mois, les débuts furent, malgré moi, difficiles.

Malade au bout de deux jours et pendant dix jours, deux visites chez le vétérinaire, un week-end seule à devoir lui donner des médicaments et ensuite les puces, je me suis demandé si j’allais dépasser l’étape « chaton »…Heureusement, les choses sont rentrées dans l’ordre par la suite.

S’il était trop mignon au début dans sa taille « bébé », un chaton n’en reste pas moins un animal fragile qui réclame énormément d’attention.

Impossible de regarder un film plus de trente minutes les premiers mois, tout comme de dormir plus de six heures. Un chaton, cela se mérite et pour se faire, toute votre attention doit être portée sur lui. En tout cas, Abou était une vraie petite terreur qui nous réclamait beaucoup d’amour et boudait ou pleurait quand on le laissait de côté.

Parce qu’il s’y a quelque chose qui me marque dans ma relation avec ce petit chat, c’est qu’il nous a adopté dès le premier instant, dès sa cage et même dans le magasin ! Un petit pot de colle jusqu’à ce qu’il grandisse, qui mordait pour qu’on se lève, nous sautait dessus pour qu’on reste chez nous et pleurait lorsque nous le laissions dormir tout seul.

Mais comment ne pas être attendri lorsqu’il se met sur vos genoux quand il est fatigué, montre sa joie lorsque la porte de la chambre s’ouvre le matin et vous ronronne dans les oreilles à tout instant. Lorsqu’il dormait dans le salon seul, c’était Noël tous les matins d’ouvrir la porte, j’en ai encore les yeux qui brillent du souvenir.

Je me souviens de son déchirement lorsque nous avons dû effectuer un déplacement tous les deux en dépassant sur le week-end, surtout sa démonstration d’affection en se blottissant dans mon cou tant il avait eu peur d’être abandonné. Un vrai don d’amour d’un petit animal qui n’avait pourtant jamais demandé à être ici.

Aujourd’hui, tout cela n’est qu’un des lointains souvenirs qui ancrent mon attachement à cette petite boule de poils qui s’est bien assagi depuis.

Fini les courtes nuits, il dort sur le lit sagement et aussi longtemps que nous, se blottit contre nous pendant les films et joue de son propre chef ou nous réclame de temps en temps.

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Après ses deux années, voici mes conseils pour avoir un chat, notamment en petit intérieur (notre ancien appartement faisait 35m², depuis que nous sommes dans 70m², il semble beaucoup plus apaisé).

            – Une bonne litière : cela peut paraître terre à terre mais une bonne litière est primordiale pour son confort et celui des habitants de la maison ! Nous avons eu quelques déconvenues olfactives lors d’achat un peu précipité et jamais je ne le referai ! Pour notre part, nous prenons le modèle « Golden Gray Master » que nous achetons en ligne sur le site zooplus.fr. Elle ne nous a jamais déçus ! Parole d’une petite qui craignait surtout les odeurs avec le chat mais en faisant la litière tous les jours, aucun problème de ce type !

          – Une bonne « boîte de toilettes » : on reste assez ras des pâquerettes mais un bon intérieur cela ne s’improvise pas ! Obligatoirement une boîte fermée et avec filtre ! En prime, vous aurez la satisfaction de lui apprendre à ouvrir la porte lorsqu’il est chaton.

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            – Une arbre à chat en hauteur : les arbres à chat, c’est bien mais cela prend de la place si l’on veut que son animal puisse avoir un espace suffisant. C’est pour cette raison que nous avons opté pour un arbre à chat qui est assez haut. Cela permet au chat d’avoir un espace avec différents modules, pour faire ses griffes, se cacher, dormir…Son spot préféré : le panier du haut pour dormir !

Nous lui avions pris quelques semaines après son arrivée, ce qui a eu deux avantages :
• Il a appris au fur et à mesure à grimper
• Il n’a quasiment jamais fais ses griffes ailleurs (sauf sur le tapis de gym)

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            – Les griffes : Justement ! Pour ma part, aucun meuble de mon appartement ne craint, et c’est peut-être là un des secrets ! Notre canapé a subi quelques griffes et jeux mais a très bien survécu, bien mieux que s’il avait été en cuir ! Aujourd’hui, quand je rentre chez moi, les meubles et l’odeur ne laissent pas transparaître la présence de mon petit Abou. Seuls ses petits miaulements de satisfaction rappelle sa présence.

Deuxième astuce, ne pas lui montrer qu’il n’a pas le droit ! Un chat, surtout un chaton, c’est très coquin, s’il sait qu’il n’a pas le droit, il va le faire ! Lorsqu’Abou m’a été offert, j’ai également eu un mannequin à couture. Je craignais grandement pour sa durée de vie en présence du félin. J’étais persuadée qu’il grimperait dessus et ferais ses griffes. Sur le conseil de mon chéri, je n’ai rien montré. Résultat : le mannequin est intact, il ne s’en ait jamais approché. C’est peut-être un coup de chance mais c’est ainsi pour tous nos meubles.

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           – Les croquettes : Un sujet assez difficile au début. Nous avions acheté un paquet de  4kg de chez Royal Canin qu’il ne mangeait pas…Ensuite, nous avons testé toutes les marques (friskies, whiskas) pour que finalement, ce petit sacripant, n’aime que les Purina One Junior. Il a longtemps aimé que celles-ci et nous avons dû user de stratagème pour lui faire manger celles qui étaient restées sur le carreau. Aujourd’hui, pour maîtriser sa prise de poids depuis la stérilisation, nous lui prenons les Purina One spéciale chat stérilisé, il les préfère aux Light. Il a tout de même droit à du thon, du steack haché, de temps en temps et quelques petits écarts culinaires (notre chat raffole des légumes verts et de la brioche) ! J’en profite pour vous faire savoir que le chocolat est un poison pour le chat ! Je fais donc très attention dès que j’en cuisine ou en mange !

           – Le vétérinaire, les vaccins & la stérilisation : Nous avons pris le même vétérinaire qui avait donné son accord à la fin de période de sevrage et sommes complètement satisfaits, il prend soin de notre chat à chaque visite ! Et il valait mieux car ayant fait le choix de stériliser Abou, il a eu le droit à une anesthésie générale à 6 mois pour la castration et l’insertion de la puce. Nous en avons eu pour environ 100€ pour l’ensemble de l’opération. Au vu de l’acte effectué, je trouve que c’est un prix raisonnable pour une vraie tranquillité. Je ne pense pas, en effet, qu’il soit très bien de laisser un chat non stérilisé, d’autant plus quand il ne sort pas, et cela évite les chaleurs et les marquages de territoire, type faire pipi partout ! D’ailleurs, nous n’avons jamais eu aucun souci de ce type.

Pour les vaccins, il y en a un seul qui est obligatoire si votre chat ne sort pas, comptez 50€/ an pour faire le rappel et la consultation de contrôle. Nous avons également choisi de la vacciner contre le FIV, une maladie que se transmette les chats entre eux, notamment s’ils se griffent. Notre choix a été déterminé par le fait de nous laisser la possibilité de peut-être avoir un second chat un jour. Ensuite, nous l’avons également fait vacciner contre la rage. Pourquoi ? Nous souhaitions peut-être l’emmener en vacances avec nous.

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          – Les vacances : Partir en vacances, justement, comment fait-on ? Nous l’avons habitué assez vite à partir de temps en temps deux/trois jours. Notre chat est capable de rester quatre jours à la maison tout seul, avec deux boîtes de litière, des croquettes calculées pour qu’il tienne. Même si cela nous brise le cœur à chaque fois, il a été toujours heureux de nous retrouver et ne nous a jamais fait la tête (bien au contraire).

Aujourd’hui, c’est ma sœur qui le garde, un vrai avantage puisqu’ils ont noué une jolie relation au fil du temps, cela reste tout de même une contrainte. Néanmoins, cet inconvénient n’intervient que deux fois dans l’année, peu de choses à côté de toutes les journées de plaisir de vivre ensemble.

Si vous n’avez pas de proches, deux solutions s’offrent à vous :

       Faire héberger votre chat dans une pension ou au près d’une « famille d’accueil », je n’ai jamais testé de mon côté et si je devais choisir, je ferai héberger mon chat dans une pension pour plus de « professionnalisme ». Il faut compter environ 11€/ nuit, le chat a son box, sort, etc.

       Emmener votre chat avec vous en vacances, cela peut s’avérer compliqué et surtout il faut être prudent car le chat n’aime pas trop le changement d’environnement. Cependant, moyennant souvent entre 50€ et 80€ la semaine, beaucoup de résidence de location, contre preuve de vaccin contre la rage, accepte d’accueillir les chats. Etant sans véhicule, cette solution est compliquée pour nous, notamment en raison de la litière mais j’ai trouvé à Lacanau, une boîte à litière « demi-portion » dans un supermarché. Au final, tout est possible avec de l’organisation.

          – La propreté (pipi, vomi, etc) : un chat, c’est sale ? Pas du tout, le chat d’intérieur passe beaucoup de temps à se laver ! Même, parfois, lorsque je lui fais des câlins, il se lave juste après, comme si je l’avais sali… très sympa ! Pour les accidents pipi, nous n’en avons jamais eu. A part, lorsqu’il a été malade petit, aucun autre problème de ce type.
Seul point d’attention, les chats vomissent assez souvent pour se purger, d’autant plus s’ils ont de l’herbe à chat. Nous avons encore beaucoup de chance, notre adorable chat se met toujours par terre pour vomir, à part un incident, il saute du lit ou du canapé à chaque fois. Par ailleurs, notre canapé est composé de housse changeable, ce qui simplifie énormément la vie, et je vous conseille les protège-matelas également.
Sachez que c’est assez impressionnant de les entendre vomir, au début, je me demandais ce qu’il se passait.

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           – Le vermifuge & les puces : le vermifuge tout d’abord, un vrai casse-tête pour en trouver un vrai ! Les chats doivent être vermifugés régulièrement, notamment avant le vaccin. Finalement, tout comme pour l’anti-puce, il n’y a que chez le vétérinaire que nous avons trouvé le bon produit. Les puces, parlons-en, tout allait bien jusqu’à ce qu’il en ait, bien sûr, je pense qu’il les avait attrapé chez le vétérinaire. Ce fut une période assez galère qui nous a empêchés de profiter pleinement de notre chaton qui était interdit de chambre ! Nous avons testé trois produits avant de trouver le bon…Si c’était à refaire ? Je mettrais de l’anti-puce par anticipation !

         – L’herbe à chat et les plantes vertes : c’est un petit plaisir félin, le vert ! Nous avions une jolie plante verte avant Abou…il en a mangé beaucoup de feuilles et elle n’a pas aimé. Il est compliqué d’avoir des plantes en appartement avec un chat, sauf les cactus mais attention aux épines dans les pattes. J’ai réussi à avoir un tournesol sur le balcon avec de la lavande. L’herbe à chat peut s’avérer aussi être votre allié, il la dévore tous les matins sur le balcon ! Comptez entre 2 et 4€ chez votre fleuriste, elle permet au chat de se purger et c’est une délicate attention pour lui.

          – Le budget chat : je n’ai pas ressenti de budget chat conséquent, les croquettes et la litière (que nous achetons en grande quantité) se fondent totalement dans notre budget courses du mois. Les vaccins et visites vétérinaires n’ont jamais été un poids également. Cependant, Abou est un jeune chat et reste en intérieur, il en va autrement des chats plus vieux ou qui sortent. Un chat qui se balade à l’extérieur est plus enclin à revenir avec des petites blessures (ou plus), c’est donc un véritable confort de le laisser à la maison.

Pour conclure, aujourd’hui, c’est un bonheur absolu d’avoir cet animal à la maison qui nous a aussi aidé à ce que les appartements qu’il a occupé deviennent un peu plus « chez nous ». Je ressens beaucoup de joie et de fierté de l’avoir fait grandir, de l’avoir vu passé d’un bébé diablotin et un adulte câlin.

Chaque fois qu’il fait de nouvelles choses, évolue, nous montre un autre lien de relation avec nous, c’est un vrai bonheur et je crois que les quelques petites contraintes sont largement compensées.

Je suis frappée par la relation et l’attachement que vous avons créée ensemble, Abou n’est pas qu’une peluche, c’est un petit membre de ma famille, de ma vie. Il sent quand nous sommes malades, sait nous montrer lorsqu’il veut quelque chose, commente nos retours à la maison et craint nos départs. Ce mode de communication qui lui ait propre me fascine car il n’a pas besoin de la parole pour que je sache ce qu’il attend de moi et moi de lui. Il apporte une vraie chaleur à notre espace de vie et à notre quotidien.

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Si vous avez des questions ou des doutes avant d’adopté un chaton, n’hésitez pas ^^ !

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